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PROM CLASSIC 2008
« Il
vaut mieux labourer profond que large » m’a dit un jour le Jedai alias
Jean-Marc, sur un ton docte et entre autres pensées sibyllines du type
« On était à 35 sur la baronne » ou « On va à 3 dans le
vieux ».
Comment
interpréter la pensée du Jedai sans la travestir ? Je pense qu’il voulait
dire qu’il vaut mieux poursuivre et préparer un seul objectif plutôt que de
s’éparpiller sur pas mal d’épreuves. Ainsi, il manquait à l’appel, mais il
comptait parmi les quelques courageux qui avaient quand même programmé une
sortie vélo malgré la route mouillée.
Nous
sommes une quinzaine de requins au départ de la course. Des requins bien dodus
et plutôt rassasiés par les fêtes, quoiqu’on a toujours faim d’un bon chrono.
Une foule considérable
A
l’initiative de Julien, on se retrouve devant le Casino pour un échauffement.
L’ambiance est plutôt « Relax, take it eeeee-aaaaaaaa-syyyyyy », mais on
n’est pas là pour pousser la chansonnette sinon on serait sur TF1 et il y
aurait un Grec surexcité à la place du speaker.
En
fait, pour moi, il y a un stress sous-jacent, je dirais même que je suis tendu
comme une ficelle entre les fesses de Paris Hilton (enfin, quand il y en a
une).
Mais
l’ambiance club contribue à faire descendre le trouillomètre.
Alors
que nous sommes dans le sas de départ, une détonation se fait entendre.
S’agit-il du starter ou est-ce la Boule qui a fait péter le mur du son dès les
premières foulées ??
C’est
là que commence le parcours du combattant pour se frayer un chemin et trouver
son allure. Personnellement, c’est le seul point noir que je retiens : il
y avait à mon avis un peu trop de monde. Du coup, on zigzague, on slalome, on
freine et on accélère, et on y laisse du jus.
De
plus cette foule a fait que les sas nous ont éparpillés et on ne peut pas
réellement faire la course entre NTCistes. C’est d’autant plus dommage qu’au
final nos temps sont vraiment voisins.
Les
premiers kilomètres sont pour ma part basés sur un objectif de 40. Je rejoins
Tonton, qui est bien monté (aux puls, je parle).
Justement
après quelques km on va aborder une zone que j’appellerais
« Nanaland », c’est-à-dire que les féminines sont parties 5mn avant
nous et on commence à les approcher par l’arrière. C’est assez troublant et il
faut rester concentré.
Bon tir groupé du NTC
Nous
voilà au demi-tour. Maintenant c’est « résiste, prouve que tu
existes » ! Quelques mètres devant moi, je repère depuis un moment un
maillot du club mais sans parvenir à identifier son propriétaire. La chevelure
est argentée, à la Richard Gere. Mais oui, bien sûr, c’est le père
Vergnolle !
Juste
devant, il y a le duo Eric et Christophe. Ce dernier est impressionnant de
facilité alors qu’Eric dodeline de la tête : à gauche, à droite, à gauche,
à droite… Je ne sais pas comment il fait pour ne pas attraper le mal de mer.
L’objectif
des 40 ayant un peu dérivé, grignoté km après km de quelques secondes, il faut
sauver au moins les 41 pour ne pas être trop déçu (et comme dirait le
Capitaine, merci pour la cédille)…
C’est
chose faite pour pas mal d’entre nous : Julien, qui semblait assez frais à
l’arrivée, Garritch à court d’entraînement (Croate cherche maison, il vous
expliquera), François Vergnolle qui bat son record perso, Eric et Christophe…
Dans
l’aire d’arrivée, on va retrouver les frères Charrette : Seb qui a été
victime d’une crampe, et Ludo qui donne le coup d’envoi d’une saison qui
devrait faire de lui un Ironman !!!
Il
y a aussi Mag qui a juré ne plus refaire de course sans entraînement, Alain
Lachkal à qui les fêtes n’ont pas fait perdre sa silhouette filiforme ; et
le Capitaine qui, en signe de clin d’œil à la nouvelle loi, avait décidé de
faire un tabac. On ne l’a pourtant pas vu cigare au bout des lèvres.
Vus
au début mais pas à l’arrivée, Eric « Toctocman » au mental, malade,
qui voulait passer sous les 45 et apparemment, l’a fait !
Egalement,
Stéphane porté disparu après la traversée de Nanaland. On est sans nouvelle à
ce jour.
La pensée du jour
« Il
vaut mieux labourer profond que large », certes, mais nous pourrions
objecter au philosophe de Las Vegas que c’était une bonne occasion pour prendre
la température (ce n’est qu’une image, hein, il n’y a pas eu de thermomètre qui
se soit faufilé sous les cuissards).
Pour
rester sur cette note « virile mais correcte », je dois vous transmettre
les meilleurs vœux du Poulain qui depuis La Rochelle, m’a prié de saluer toutes
les fiottes.
C’est
chose faite.
J’espère
n’avoir oublié personne dans le résumé, si c’est le cas qu’il ou elle veuille
bien m’excuser, et raconter sa course au passage.
Un
merci à nos supporters et trices habituel(le)s. On le dit à chaque fois, mais
ça fait du bien !
Excellente
année à tous !
Nono
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