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Pas
de description de course cette fois : les intéressés s’en
chargeront !
Plutôt
5 portraits à partir d’autant d’anecdotes, en hommage aux cinq NTCistes, vus de
l’intérieur.
LA BOULE AU BOIS DORMANT
Dimanche
24 Juin, stand de Ferber. La Boule est le premier à baisser son short au vu des
passants. Dans la foulée, c’est tous les mecs du club qui vont faire admirer
leur postérieur à la Promenade des Anglais.
Pilier
du vestiaire, à la bonne humeur garantie, La Boule est apprécié de tous. L’ovation
qu’il a reçue à la dernière AG pour sa 2ème place au challenge en
témoigne. La saison dernière, il avait déjà bouclé brillamment un Ironman et
frôlé la victoire au triathlon de Levens.
Cette
année, c’est le raid Edhec qui était à son programme.
Son
calendrier est à l’image de son rythme de vie : dingue, tout simplement.
Il enchaîne tout, il travaille de nuit, sans donner l’impression d’être
fatigué.
Du
coup, il succombe parfois à son péché mignon : il s’offre une petite
sieste en course. Incroyable au vu de son classement final : top 100, en
dormant !!
Il
a un «moteur» impressionnant, plus gros que celui de sa 4L ! Et le plus
fort, c’est qu’il fait tout ça en sautant la séance d’abdos. Son secret doit
être ailleurs…
Et
dire qu’il a déjà repris le cours de sa folle vie… En ce moment, il est
peut-être en train d’enfourner ou de napper un gâteau. Avec, à la rigueur, une
bouteille de champagne posée sur la table à côté et qu’il sirote pour fêter son
exploit.
On
t’en voudra pas si tu t’endors entre 2 fournées, La Boule, tu as bien mérité ce
petit repos ! Et ce n’est pas grave non plus si tu renverses la bouteille
de champagne sur un gâteau au passage.
Allez,
tu pourrais même le faire exprès, et on l’appellerait «Embrunman» ce gâteau…
JEAN-JACOUILLE LA FRIPOUILLE
« C’est n’importe quoi, je me casse ». Quelqu’un
vient de revenir sur le stade au lieu de tourner à droite comme on avait dit.
Les autres ont suivi.
Il
est comme ça, Jean-Jacques ; capable de bouder pendant tout l’entraînement
pour une connerie, mais aussi de choisir un poulain et de le dorloter pendant
toute une année.
Il
est à la traîne le mardi et le jeudi mais il dynamite les sorties vélo du
dimanche matin. C’est un impulsif.
Et
à Embrun, il nous refait le même coup. Râleur, il peste en natation, ne se sent
pas bien. Il aime bien se faire plaindre aussi. Et au fond, on marche bien dans
la combine. On donne le change, on sait qu’il construit la suite de sa course
là-dessus. Ca ne loupe pas : moins bien dans l’Izoard, il se réveille
comme par magie dans la seconde moitié et enchaîne avec un marathon impeccable.
L’œil vif et malin. Une canaille, une fripouille. Jean-Jacouille la fripouille,
digne héritier de la lignée des Jacquard, qui sait faire preuve de roublardise
à l’égard de ses adversaires pour mieux les tromper.
Maintenant
tout le monde le sait : il finit toujours ses courses de mieux en mieux
quand la plupart s’effondrent. Mais on fera semblant d’y croire encore, rien
que pour le plaisir de le voir franchir pétillant la ligne d’arrivée.
L’ENIGME GARRITCH
Dimanche
13 Mai, sur la route qui nous mène au triathlon de Toulon. Christophe
m’explique ses plans d’entraînement, ses semaines de charge hallucinantes. Quelques heures plus tard, il réalisera une
excellente performance dans des conditions climatiques défavorables.
Pourtant,
jusqu’ici, il n’a jamais vraiment aussi bien réussi en Ironman qu’en CD. Cette
édition d’Embrun ne fera pas exception à la règle malgré un chrono très
honorable. Il n’a pas perdu sa bonne humeur, tapant dans les mains tendues des
supporters.
Comment
expliquer ce relatif faiblissement au fur et à mesure que la distance
s’allonge ? Peut-être que, tout simplement, le petit Croate est plus un
puncheur qu’un coureur longue distance, ou alors ... ?
Chercher
l’explication revient à trouver une aiguille dans une botte de foin tellement
il y a de paramètres : l’alimentation, la préparation, …
Bien
des triathlètes se satisferaient de ce résultat mais pour Christophe, il
faudrait trouver la clé tellement son potentiel semble au-dessus : nageur
correct sans être un Ian Thorpe ou un Jérôme Mérigeau, il est surtout bon
grimpeur et très bon coureur à pied. Alors à quand les 12 heures ??
TOCTOCMAN A L’EPREUVE DE LA VOLONTE
Un Mercredi d’hiver comme les autres, au stade Charles
Erhmann. Il est presque 20h et il fait nuit depuis longtemps. Quelqu’un fait
remarquer : «Tiens, y’a Eric en face qui fait des 100m ».
Voilà
qui montre l’une des facettes du personnage : préférant souvent son propre
programme aux entraînements collectifs, il reste assez discret, voire secret.
Il
préfère l’arrière-pays au littoral
bondé, comme il préfère le sel à
l’eau
chlorée. Il tire une certaine force de tous ces
entraînements en solitaire,
même s’il lance des invitations à qui veut le
rejoindre.
Cette
année, on le sait, des événements pas toujours heureux sont venus secouer sa
sphère privée, personnelle, ce qu’il a de plus intime. Alors c’est l’inconnue
du jour : va-t-il en sortir amoindri, ou bien encore plus fort ?
Lui
sait très bien que pour ce genre d’épreuve, il y a le muscle, préparé,
façonné ; mais aussi et surtout le mental qui doit prendre le relais.
Quand
les premiers ont lâché, épuisés par les heures d’effort, c’est le second qui
lui a permis de figurer parmi les finishers.
Bravo,
Toctocman, tu es à nouveau Embrunman. Tu as encore montré que ta force n’est
pas seulement dans le cuissard mais aussi et surtout sous le casque.
POUR UNE POIGNEE DE MINUTES
L’attente est interminable, nous rappelant l’épisode
d’Alexis à Toulon. Pourvu qu’il n’ait pas chuté ! L’heure limite se
rapproche, on en a vu passer 4, mais toujours pas Serge.
Chacun
raconte à quel moment il l’a vu, calcule en fonction. On bouge sur le parcours.
Puis on finit par apprendre qu’il est arrivé hors-délai, pour 5 minutes !
Pourtant
auteur d’un bon parcours natation, mais le verdict est impitoyable : passé
17h15, on ne peut plus prendre le départ du marathon.
Si
peu de minutes en trop, pour tellement d’heures de préparation ! C’est
cruel.
Bien
sûr, les précédents sont nombreux dans l’histoire du sport : Fignon qui
perd le Tour 89 pour 8 secondes, la France qui perd le Mondial aux pénaltys
(Forza Italia !), des centaines de parties de tennis qui se perdent après
avoir eu balle de match…
Mais
tout ça ne consolera sans doute pas l’intéressé. La faute à quoi, il nous le
dira ; le parcours, le vent, des incidents, quelque chose dans la
préparation ?…
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