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AU REVOIR CASTELLA(R)
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais je ne crois
plus au hasard. 10 jours après le départ du Poulain, moins connu sous son vrai
nom Castella, le dernier tri de la saison a lieu à Castellar. A une lettre
près, l’hommage était parfait.
Vous
me direz qu’une lettre, ça peut tout changer. Celle qui sépare Sudiste et
Nudiste, par exemple, quoique nous, on a Jean-Jacques qui est un peu des 2 à la
fois.
Voilà
pour l’entrée en matière, maintenant posons le décor : il s’agit d’un super-sprint
(sinon déjà qu’est-ce que je ferais là) donc 400m de natation à Menton puis le
gros morceau : 12 km de vélo pour rallier le village de Castellar. J’en
vois qui rigolent mais je vous assure que c’est vraiment un gros morceau, bien
consistant, un peu comme la part de pudding que s’enfilerait Sébastien Chabal
s’il allait passer Noël en Angleterre (ce qui, à la réflexion, est peu
probable).
Puis
il nous restera 3km de course à pied là-haut sous forme d’un aller-retour.
Qui
avons-nous comme concurrents Jaune & Bleu au départ ? Eh bien nous
sommes 3, il y a le capitaine, Adrien qui s’est décidé au dernier moment et ma
pomme. Enfin ça c’est dans la course puisqu’il y a aussi Serge qui a rallié
l’Est du département tôt ce dimanche pour donner du sifflet et du carton.
Du
fait de ce format particulier, l’organisation est rendue assez complexe :
après avoir déposé les chaussures de course en haut dans ce qui sera le 2e
parc à vélos, chacun redescend vers Menton. Et c’est là que nous avons le
plaisir de voir le Jedai et François, bien postés au départ.
Sans
une nuit d’excès en tous genres suite à la victoire sur les Blacks, je suis sûr
qu’on aurait retrouvé ces deux-là au départ.
Une
majorité de participants renonce à la combi dans une eau qu’on aurait craint
plus froide, et la distance est avalée sans trop de problèmes. Adrien sort aux
environs de la 7e place, pour ma part c’est 40 coureurs après, quant
au capitaine, il faut attendre encore un peu car il aime se réserver de
nombreux points de mire pour le vélo.
Et
voilà justement cette partie cycliste tant redoutée. 12 km, c’est pas long,
mais c’est très raide, comme aurait dit Clara Morgane pour frimer devant ses
copines. Dès les premières pentes, certains sont surpris car ils ont mis trop
gros.
Sur
le devant, il y a une chute qui implique les 2 premiers, ce dont profite Adrien
pour se rapprocher du podium. De mon côté, je constate les dégâts et je ne peux
suivre que temporairement ceux qui me passent. Et à l’arrière, comme prévu,
nous avons un bon rapproché du capitaine.
Une
fois qu’on a pas mal grimpé, il y a une petite descente, pour regrimper à
nouveau. Une courbe qui ferait rêver les amateurs du CAC 40 mais qui est un
vrai supplice pour qui n’est pas assez entraîné.
On
finit même par un lacet à 19% pour faire notre entrée par une ruelle du
village : je me suis mis debout, ma roue arrière a patiné, alors je me
suis rassis en espérant que ça passe !
Enfin
nous entendons le speaker dans le vacarme de danseuses et musiciens brésiliens.
A peine sorti du parc, le vainqueur vient de couper la ligne. Et je croise
Adrien très peu de temps après, poursuivi par son papa sur le bord de la
route ! Adrien signe une superbe 3e place au scratch. Véronique
comme d’habitude signe le reportage photos.
Quant
à nous, il faut bien en finir, mais ceci se fait péniblement : pas facile
de caler sa foulée quand il n’y a pas un mètre de plat. C’est à la fin que je
me suis senti le mieux : peut-être que je devrais me mettre au
long !?
Le
capitaine, lui, en a vu d’autres et il n’était pas loin du tout derrière.
Il
nous reste à profiter de l’ambiance très bon enfant du protocole sur la place
du village, où Madame le maire remet les récompenses (et plaisait beaucoup à
Adrien).
Merci
aussi à Rami pour ses encouragements, et à ma chérie (ça fait jamais de mal)
pour avoir été présente toute la saison.
Pour
conclure comme nous avions commencé, une pensée pour le Poulain qui, à l’heure
qu’il est, s’est sûrement mis au travail dans son camping :
-« M’sieur
Castella, y’a les retraités à l’emplacement 27, ils ont besoin d’aide pour
pousser leur caravane de 800 kg… »
-« J’peux
pas, là, travail, débordé… »
-« Puis
y’a aussi les Suédoises, du n°19, elles ont 2 valises et… »
-« Une
urgence ??? J’arrive !!! »
Nono
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