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LE TELETHON DU NTC : LES ANIMAUX DU MONDE Nous avions tous reçu la même invitation, plus ou moins
mystérieuse : « cherche coureurs pour un parcours de 45km en
équipe ». Et comme on aime bien l’aventure, au NTC, on s’est retrouvés à
18 au départ sans vraiment savoir de quoi il s’agissait, parcours, conditions,
règlement…
De quoi remplir 2 minibus à ras bord, ou comme dirait notre
ami la Boule, deux estafettes. Les groupes étant formés, nous quittons le QG
des Chariault toujours sans en savoir davantage, le président se faisant
extrêmement discret quant à ce qui nous attend.
Dès le départ nous comprenons que cette journée sera placée
sous le signe des animaux. Entassés comme des bestiaux sous la conduite des
frères Charrette, nous croyons distinguer dans la vallée de nombreux ours, des
chevaux, des ânes. Mais le NTC n’est-il pas, au fond, un fabuleux zoo ?
« Et voilà », soupire Ludo, en train de s’enfiler
une demi-douzaine de Kinder Bueno pour son 4 heures. « Il parle de zoo, je
suis sûr que l’éléphant, c’est pour moi ». Mais non, Ludo, ne t’inquiète
pas, ce rôle incombe tout naturellement à Jean-Jacques, non par rapport à la
longueur de sa trompe, mais surtout de par la sagesse de notre président.
Alors que nous poursuivons notre périple, Jean-Marc et Nathalie
mes voisins de banquette racontent leurs souvenirs de voyage, tout en se
tripotant comme des collégiens. Je tente de faire mettre fin à cette situation
intenable mais Noëlle manque d’autorité. En plus les vitres se couvrent d’une
épaisse buée, à l’image de la voiture de Leonardo di Caprio dans Titanic.
Que se passe-t-il dans l’autre minibus, je l’ignore, mais
j’imagine que ce n’est pas triste non plus.
Enfin nous arrivons à notre point de départ :
Venanson ! Pressés d’en découdre, nous descendons de voiture et profitons
d’un petit ravitaillement avant de nous élancer.
PARTIE 1 : LES RENARDS
Même si aujourd’hui il n’y aura pas d’adversaire, on ne
court pas n’importe comment au NTC. On sait prendre le temps d’un petit round
d’observation, à l’image du renard.
Il est malin le renard, il observe, il analyse, il soupèse,
et notre début de parcours est exactement à cette image.
Comme on disait du temps où je fréquentais encore la
piscine, chi va piano va sano, e chi va sano va Merigeau.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’ambiance, attention,
les suiveurs s’arrêtent très souvent pour encourager les coureurs, ces derniers
faisant appel à la population encore endormie au cri de
« 36-37 » !
Au début je croyais que c’était Noëlle qui voulait une paire
de chaussures de rechange, en plus elle court complètement sur la pointe des
pieds, mais après j’ai compris que c’était son style.
PARTIE 2 : LES REQUINS
A partir de St-Martin Vésubie, le ton change assez
nettement. Sous la direction de « Boule & Blain », on comprend
qu’on n’est pas là pour enfiler des perles. Tels les requins que nous sommes,
le cortège dévore le bitume et arrive carrément en avance à Roquebillière pour
une photo officielle avec des élus.
A peine le temps de quelques poignées de main et nous voilà
repartis vers le Sud, toujours en descente, mais faisant fi des impacts et des
petites douleurs, tout notre groupe enchaîne les kilomètres notamment nos
féminines et nos deux plus jeunes Malo et Lucas qui sont tout simplement
héroïques.
On repasse à Lantosque où avait eu lieu le briefing du
matin, et on met le cap sur St-Jean de la Rivière.
Sur une portion de route assez fréquentée, pas mal
d’automobilistes nous encouragent. Mais ce n’est pas le moment le plus facile,
il faut se battre.
A un moment nous sommes décrochés par Seb et Emmanuelle, et
François lance : « j’ai beau appuyer, je serais incapable d’aller les
chercher ». C’est le moment que choisit Alex, qui a parcouru la totalité
en courant, pour placer un démarrage et nous n’avons plus d’autre choix que de
nous accrocher.
Nous arrivons à St-Jean de la Rivière quelque peu éprouvés.
PARTIE 3 : LES KOALAS
Heureusement, nous attend un copieux ravitaillement servi
par une élue très très sympa. On prend bien le temps de se restaurer, de
s’étirer et d’immortaliser le moment.
On aurait pu rester là des heures, à converser avec cette
charmante dame, mais hélas le temps nous est compté. Notre timing se révèle
trop serré en raison d’une estimation un peu aléatoire des kilomètres. Voilà
peut-être une des raisons du silence du président qui, en fait, au fond de lui,
savait très bien dans quelle galère il avait embarqué ses troupes.
Mais nous sommes attendus et comme la route est un peu
dangereuse, on rebrousse chemin dans les fourgons pour finir sur la montée vers
la Bollène.
A ce moment-là, tout le monde s’accroche ou s’agrippe comme
des koalas à leur tronc, le peloton est homogène, la foulée retrouvée, le
menton haut, le port altier, ça ressemblerait presque à une chorégraphie de
Kamel Ouali tellement c’est beau.
Il ne nous manque plus que des survêtements pour être au
top. Mais ça, c’est une question qui sera bientôt réglée, hein Mag. Le problème
du yogging au NTC, ça ne se discute même plus !!
Et nous voilà accueillis par les villageois massés sur la
place, c’est un grand moment d’émotion pour nous, on s’est donnés à fond en
faisant ce que l’on aime faire, et les gens ont l’air d’apprécier.
A notre petit niveau de sportifs départementaux, si on peut
participer à des actions de ce genre, on ne va pas se priver, c’est même
complètement dans l’esprit du club.
S’entraîner et courir pour soi, c’est une chose ; et si
on peut en plus donner aux autres et participer à de bonnes actions, c’est tout
ça le NTC.
Maintenant, il ne nous reste plus qu’à savourer un bon plat
de pâtes avec vue sur la vallée.
C’est la tête remplie de ces beaux souvenirs et de ces jolis
paysages que nous regagnons le point de départ. Une bonne séance finalement,
qui marque peut-être le coup d’envoi de la préparation hivernale de course à pied.
Nono
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