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Les impressions de TP   ici

Le mot de Nono:

L’aéroport

Le récit commence au 5e kilomètre : un groupe de gazelles venues de l’Afrique de l’Est longe l’aéroport, entouré de motos. Il compte une quinzaine d’unités.

Paraissant disputer une toute autre course, le gros de la troupe arrive ensuite. Pas facile de repérer nos amis du NTC dans la dizaine de milliers de fous furieux venus aiguiser leurs semelles sur le bitume.

Heureusement, nos tenues distillées par Magali avec son bagou de vendeuse du Sentier (mais si, prends la trifonction, tu verras, c’est pas cher, elle te va bien !!) tranchent et on peut distinguer Garric et la Boule. Garric bien campé sur la gauche de la chaussée comme pour se protéger d’une brise défavorable ; la Boule, pas encore la tête trop en arrière.

L’église du Cros

Je repasse aisément tout ce petit monde (à vélo, c’est plus facile…) pour me poster aux alentours de l’église du Cros-de-Cagnes. Il y a là Thierry Paillot en tête d’une petite grappe de coureurs.

« Encore un qui est en train de viser la lune », soupirent quelques spectatrices affolées par le chrono. Mais ces novices n’ont pas repéré quelques signes qui nous prouvent que TP a les moyens de mettre dans le mille : le buste est légèrement incliné en avant, les coudes un peu écartés, la foulée rasante et économique.

La Boule et le croate sont toujours dans le rythme, ainsi que Christophe Wladny. Le temps de laisser pas mal d’anonymes passer, il faut rejoindre l’hippodrome pour faire un premier point aux alentours du 10e km.

L’hippodrome

D’autres supporters du NTC ont eu la même idée puisque Séb, Marc et Florence sont de l’autre côté de la route.

Du coup, on a  moins de risque de louper nos athlètes. On voit passer Eric « Toctocman » assez facile, ainsi que notre ami Laurent Flipo qui, comme la veille lors de notre pasta party, a décidé d’envoyer la sauce plutôt 4 fois qu’une.

Il y a aussi Michel Maingon qui était déjà présent à la course du Mont-Boron, Alain Lakchal, habitué des lieux puisqu’il dispute presque toujours l’aquathlon de Cagnes, et Christophe Perotti, en bon expert-comptable, qui était en train de vérifier ses temps de passage en comptant sur ses doigts.

Enfin, suivant comme son ombre le ballon vert des 4 heures, nous voyons Alexis et Magali pour le moment très faciles.

J’attends aussi la grosse inconnue de la journée, à savoir François Vergnolle. (voir plus bas)

La Siesta

Pendant que le long serpentin de coureurs continue sa progression sur le bord de mer, nous autres spectateurs 2 roues sommes contraints de quitter la route pour emprunter la nationale 7. On distingue au loin les têtes à travers la voie ferrée mais il faut attendre la Siesta pour pouvoir rejoindre le parcours.

Ce sera seulement l’occasion de revoir Magali & Alexis, toujours scotchés derrière le ballon, et encore François. Et les autres ?? Soit ils sont tous dans la discothèque, soit ils sont allés trop vite.

Mais le spectacle est aussi sur le bord de la route : un retraité à qui je demande quels ballons sont passés me dit « j’ai vu celui de 2h43… ». Ah bon ! Et celui des 3 h 07, il passe quand ???

Juan-les-Pins

Il faut voir l’effervescence sur la nationale. Tout le monde se presse à sa voiture, à son scooter ou à son vélo dès que son favori est passé pour se précipiter vers l’étape suivante.

Je mets les gaz vers Juan-les-Pins, juste à la sortie du cap d’Antibes.


Et là, changement de décor total. Le peloton que l’on avait quitté si jovial, souriant et répondant à nos encouragements, n’est plus que visages marqués et grimaces de douleur. Le dénivelé a fait son œuvre.

Cette péninsule idyllique pour les investisseurs immobiliers, que les coureurs avaient en point de mire quasiment depuis le début, vient de leur jouer un sale tour.


On va pouvoir profiter d’une revue d’effectifs complète.

TP est toujours le leader du club. Son rythme ne semble pas avoir trop faibli. Il peut déjà penser à la médaille à l’arrivée, même s’il préfèrerait qu’on lui épingle une étoile de shérif.


Nous reformons un petit groupe NTC, puisque Adrien, Audrey et Jean-Jacques arrivent à leur tour. Comme dirait le capitaine, au 30e km, il y a encore du Poullot.

Alors, qui avons-nous l’occasion d’acclamer, eh bien la Boule et Christophe W sont ensemble, apparemment la Boule n’était pas bien. De même que Garric qui nous avoue être cuit.

Inversement, Eric Pizzo nous a l’air très frais ainsi que Thibault véritablement libéré par l’absence de Floriane.

De l’autre côté de la route on voit Nicolas Albertini pas trop marqué, tout comme Sauveur, un habitué des marathons.

Et c’est le passage de Laurent Flipo, géniteur de la relève du NTC, qui a déjà laissé beaucoup de forces à combattre ses propres poulains au challenge, et semble accuser le coup. Mais on sait qu’il tiendra au mental. Eh oui ! Car il a enfilé ses bas de contention favoris, garants selon la Boule d’un incontestable effet placebo.

Bizarrement, Jean-Jacques reste tout habillé alors qu’il y a un nombreux public.

Nous acclamons aussi François, toujours en course. Alexis, qui découvre la distance, s’accroche en pensant déjà à l’Ironman tandis que Magali se bat contre ses genoux (c’est dur, tout en courant). Au vu des visages du reste des coureurs, ils ne sont pas les seuls à souffrir.

C’est là qu’il me faut, pour reprendre un terme cher à la télé-réalité, « quitter l’aventure ». Mais en parlant d’aventure, encore quelques lignes pour souligner le parcours incroyable de l’un de nos amis.

« Impossible n’est pas François »

S’il est une histoire qui mérite d’être contée à part, c’est bien celle de François Vergnolle.

Le terme aventure, si souvent employé, prend ici toute sa dimension : un exploit, un vrai, une folie pure.

L’aventure donc, puisque c’en est une, commence la veille lors de l’Assemblée Générale du club. François Gavet, autre héros de l’année 2008, lui propose son dossard puisqu’il ne pourra pas être au départ.

Le regard du sémillant quinqua s’allume : faut-il y voir les effluves du vin absorbé depuis ce midi au mariage ? Peut-être en partie… toujours est-il que la tentation est là.

Un combat s’engage alors entre la raison et l’envie, entre la tête et le cœur. Mais il sera bref. C’est que François est un instinctif, n’oublions pas qu’il était des 2 seuls courageux lorsque le triathlon de Beaulieu avait été transformé en aquathlon, déluge oblige.

Le problème, cette fois, est que François n’est pas du tout préparé pour l’effort du lendemain. Blessé, il n’a pas couru depuis de nombreux mois. Mais qu’importe. Le dandy grisonnant, un brin philosophe, et ne dédaignant pas à l’occasion provoquer la controverse, a trouvé terrain propice à l’expression de son panache.

Partant annoncé pour une dizaine de bornes aux côtés de féminines en relais, il compte faire un point à ce moment-là et envisager la suite.

Tout le monde la connaît, la suite : un passage tout sourire à l’hippodrome, foulée relâchée, jambes ornées de bas blancs, tout va bien. A la Siesta, c’est toujours la fête, il traverse la chaussée pour taper dans ma main.

Même à Juan-les-Pins, quand tout le monde avait les traits tirés après le passage du cap, il était encore relativement frais et avait même légèrement accéléré et remonté d’un ballon.

 Je n’ai appris la fin du parcours qu’au téléphone le soir-même… une aventure qui aurait pu virer au drame au 43ème km. A côté de ça, le naufrage du Titanic aurait été un conte de fées.

Désolé, Mme Vergnolle. On est tous un peu coupables d’avoir créé le climat qui l’a poussé à se lancer dans cette folie. Certains lisent des bouquins, d’autres sautent en parachute, et d’autres s’enivrent ou fument des matières bizarres. Nous on pousse nos corps jusqu’à la limite, c’est ça qui nous éclate, et comme on le fait en groupe, ça crée entre nous des liens assez forts.

C’est vrai qu’on avait envie qu’il aille au bout, parce qu’on ne pensait pas au risque.

François, peut-être que certains t’auront maudit de t’être lancé là-dedans, qu’ils ont eu vraiment peur. Mais je voulais quand même te dire que je t’admire pour ce que tu as fait, comme on avait admiré Tonton en Juin.

Et la prochaine fois, car évidemment il y en aura une, avec une bonne préparation, je t’admirerai encore plus.

NONO


Salut les amis.

 Je  vous relate ma course vu de l'intérieur:

  Vendredi: je me rends chercher mon dossard à moto en milieu d'après-midi, ça commence très mal dans la mesure où il pleut des cordes.

 On me demande ma licence 2009, manque de bol je n'ai que la licence 2008 qui est périmé depuis le mois de septembre (savais pas madame,je sais pas lire bref), je me fais petit et passe voir mon medecin vite fait bien fait qui me délivre un beau certificat de non contre indication à la pratique du marathon, trop beau.....(pas comme certains qui se reconnaitront en faisant des faux, je ne suis pas une balance, ça c'est fait.......)

Je récupère mon dossard accompagné d'un sac du plus belle effet, et rentre chez moi trempé....

A ma surprise, je vois que j'ai un sas préférenciel, en dessous des trois heures, qui me permettrait de ne pas être trop gêné au départ, trop sympa dans la mesure où je n'avais rien demandé.

 Samedi matin: je décide de me rendre à Gairault histoire de faire un petit réveil musculaire, le temps est splendide, pourvu que ça dure....Toujours à l'écoute de son corps, ce serait dommage de se faire mal quelques heures avant cette course...

Samedi soir: réunion au club: les tractations vont bon train: alors tu es en forme....le poids? tu es affuté?Surtout Guaric le croate qui me branche en me demandant si je veux du sucre dans mon café à l'arrivée en faisant allusion qu'il m'attenderait un petit moment.....La suite on la connait,..... Je suis sur que le croate ne peut plus marcher à cette heure çi....

Dimanche matin: réveil 5h30, petit déjeuner, mais je mange trop de gateau sport, ha la gourmandise...ça me perdra...

Je pars de chez moi à pied avec mon sac à dos, bon pour l'échauffement. Je donne mon sac à la consigne que je récupererai à Cannes. Je m'échauffe enfin. Il me tarde cette course......

Un clin d'oeil à Cri qui est venu m'encourager juste au départ, malgré son travail..

Je suis dans le sas avec une brochette d'énervés prêt à en découdre, ça se lit sur les visages. Pendant ce temps, je suis un peu ballonné (trop mangé), mais c'est pas grave ça passera.....

 08h45: top départ.C'est super je ne suis pas gêné, ça me permet de me mettre dans le rythme immédiatement. J'aimerais faire 02h50, c'est à dire 4 mns au km. Il fait un temps splendide, et la temperature est idéale.

 Km2: je suis dans les temps, mais mon estomac me donne du fil à retordre, je lève un peu le pied, et ça fini par passé. Je suis bien, en forme, et je sais déjà que ça devrait passé.

Sur ironman, les ravito en eau sont tous les 2km5, contre 5 kms sur marathon, un peu juste pour moi qui boit beaucoup, pas grave...

Le principal étant de s'envoyer un gel toute les 1/2 heure ou 45 mns.

 Km15: j'ai un point de côté, je me concentre bien et ça fini par passé ouffff!!!!!

Je m'enflamme pas, je suis avec un groupe de quatre et ça me motive, nous sommes tjs sur des bases de 3mns50  à 3mns 55 au km, un peu vite mais bon...

 

Km21: je dois passé le semi en 1h24, mais nous sommes en avance 1h21"30.

Je vois au passage un groupe du NTC qui m'encourage, ça fait du bien.

 Arrive le cap d'Antibes, le rythme ne baisse pas vraiment, mais je suis bien, on passe la bosse sans encombre mais le cardio s'emballe un peu 90%....

Je reviens à 88%, j'arrive sur Juan les Pins et vois Nico qui me dit que devant ça "pioche" un peu, nous sommes au km 28.

Je passe Vallauris et commence à présenter des signes de fatigue, mollet droit et les quadri qui chauffent un peu. L'entrée de Cannes est là, j'ai l'impression d'être arrivé, nous sommes au km 37.

Certains sont arrêtés au bord de la route, mais je lache rien...

A ma surprise, nous faisons une sorte de demi-tour, afin de longer la ligne de chemin de fer sur 2 kms, et là le moral baisse un peu, ça tire de plus en plus...Je baisse l'allure.

 J'arrive à nouveau en bord de mer, et je suis devant le casino, plus que deux kms et c'est la délivrance, je retrouve à nouveau force et vigueur (enfin presque), et décide de tout donner, les 500 derniers mètres sont interminables, car j'ai vraiment mal....

 Voilà, l'arrivée est là (2"47"53) (87e temps) avec beaucoup de supporters, je suis bien, je me suis fait plaisir sur un parcours magnifique. L'entraînement à payé....

Je cherche Guaric, en vain....

Il arrive enfin:  Moralité: Je lui propose un peu de pâtes car il a l'air en hypo..et il n'y a pas de café, allez sans rancune mon ami.

 Un grand merci pour tous les encouragements de ceux j'ai vu et entendu tout au long du parcours, ça motive.

Et félicitations à tous les coureurs du NTC.

                                         Allez, a plus et bonne récup..

 

ps: repos complet pour 1 moi, je recharge les batteries, la bonne bouffe, le champagne et le restant... 

 THIERRY



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