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En direct du Cap Sicié
Dimanche matin, je roule vers Toulon. Le temps est gris et
il tombe même quelques gouttes de pluie sur le pare-brise. Pas terrible pour
aller faire un triathlon. J’espère que ce ne sera pas comme au duathlon de
Hyères où l’on s’était déjà pris une rincée mémorable.
Je suis un peu fou sans doute de m’aligner sur un triathlon
courte distance car je n’ai rien fait depuis Agay en avril dernier. Mais comme
le dirait les anciens je ne suis pas une fiotte et alors je me lâche.
Heureusement après Toulon cela s’arrange et l’on arrive avec
un pâle soleil à la Seyne juste à la sortie du parc vélo des concurrents de
l’épreuve Sprint du matin. Rami est content. Il a terminé 24ème au
scratch. Il donne les premières infos en direct : parcours vélo en ville
délicat et bosses hard. On est déjà prévenus.
En allant chercher mon dossard, je tombe sur Ludo et Séb.
L’ancien a déjà pris son dossard et le jeune a les boules de regarder sans
participer. Il fera le reporter photo et cela nous va.
Une magnifique pelouse nous attend à l’aire de transition.
Après un aller-retour d’échauffement avec Ludo on trouve Yan qui cherche
désespérément ou poser son vélo. Si on ne l’avait pas croisé, il partait
certainement jusqu’à Six-Fours ……..
Près de 300 nageurs, dont un seul en maillot de bain,
attendent sagement sur la magnifique plage des Sablettes. Nous aurons à faire
un parcours à l’australienne avec deux boucles identiques de 750 mètres sur une
mer d’huile. La faible profondeur de l’eau conduit les concurrents à courir au
début avant de plonger dans une gerbe d’écume.
Je n’ai pas nagé en mer depuis avril et très peu en piscine
alors j’appréhende un peu ce qui est, et de très loin, mon faible. La première
boucle ne se passe pas trop mal mais la seconde est catastrophique et je fais
des tout droit à chacune des deux bouées. Au passage à Saint-Mandrier ce matin
j’aurai du prend un sonar où encore mieux un périscope !
Bien content quand même de sortir de l’eau et d’avaler à
vélo un à un ceux qui ont sû mieux nager
que moi. Effectivement, la
première partie en ville obligeait les concurrents à faire preuve de prudence
et de virtuosité pour remonter les files de voitures. Grosse frayeur dans un
virage serré en doublant un concurrent quand je vois arriver un autre triathlète
face à moi qui double un véhicule. On se frôle de très près et je chasse de la
roue arrière pour l’éviter en freinant d’urgence.
Plus de soucis jusqu’à la fin des deux boucles vélo. Je
croise à chaque aller-retour Yan et Ludo. Yan abandonnera ensuite, très en
colère contre un arbitre qui lui a donné un carton noir parfaitement injustifié
nous dit-il. Connaissant son caractère et sa sportivité nous n’en doutant pas.
J’ai le sentiment d’avoir fait un bon vélo. Les conseils
avisés du Jedaï en début de saison y sont pour beaucoup.
Sur la course pédestre je pars assez rapidement et arrive à
conserver un bon tempo malgré le sable et les montées casse-pâtes de la
presqu’île de Saint-Mandrier. Je croise deux fois Ludo et l’on s’encourage du
geste et de la voix. Je gagne plus de treize places et ne souffre pas de la
grosse séance de Julien et de Jean-Marc de mercredi dernier.
Au bilan : une belle épreuve qui en était à sa première
édition et qui gagne à être connue. Dépaysement total assuré. La montée vers
Notre-Dame de Mai sur la corniche merveilleuse tout le long de la forêt
domaniale de Six-Fours et le retour avec Toulon et le Faron en toile de fond
sont des petits bonheurs à renouveler.
J’espère que nous serons plus nombreux l’an prochain sur cette
belle épreuve. Avec un Sprint et un Courte distance il y en a pour tous les
goûts et tous les états de forme.
Pour mémoire quelques résultats :
* Christophe Fernandez termine 24ème de l’épreuve
Sprint (110 classés) en 1 h 14 mn 11 sec
* Ludovic Chariault se classe 207ème sur le CD
(287 partants et 281 classés) en 2 h 50 mn 28 sec
* Alain Dumont prend la 229ème place au scratch
en 2 h 55 mn 54 sec
C’est Olivier Marceau qui gagne cette épreuve devant Karl
Shaw et Cyrille Mazure de Beauvais tout juste devant Renaud Cadière de l’O.N.N.
Alain
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