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le mot de ludo   de pierro


Le mot de pierro

Compte rendu de course :

Date : 13 juillet 2008

Lieu : Klagenfurt - Autriche (830 km de Nice) (alt.: 445 m)

Départ : 7h00

Distance : Ironman : 3.8/180/42.195

Nombre de concurrent : 2700

Qualificatif pour Hawaii 2008 : 50 places

Le Parcours :

Natation en lac avec une boucle, dernier 800 m dans un canal, l'eau est très propre et chaude.

Vélo, 2 boucles de 90 km à faire 2 fois, très roulant avec toutefois quelques petites bosses bien raides entre le 30ème et le 45ème km (en 42/21 dur dur !!!!). Les 20 premiers km au bord du lac, puis dans la forêt et la campagne, parcours souvent à l'ombre, avec beaucoup d'arbres, hyper sécurisé car fermé totalement à la circulation. Pas de danger réel. Des paysages magnifiques, on ne se lasse pas  !

Course à pied, deux boucles de 21 KM avec plusieurs passages près de la ligne d'arrivée, assez ombragé et très plat en dehors de deux passages sous des ponts. Des spectateurs du début à la fin !

Météo :  orage de 3 h à 4 h, puis couvert quelques gouttes sur le vélo, température assez agréable voire "fraîche" sur le début du vélo, puis un bel orage sur le marathon vers le 12ème km jusqu’au 20ème, puis un peu de soleil, mais le parcours à pieds est souvent à l'ombre !

Temps :    9h39'49''

53’11 en natation (46ème )  1’23/100m à 2ème français dernière Loisel   2’42 à T1

5h00’15’' en vélo (128ème) 35,97 km/h                                   3’31 à T2

3h40'10'' au marathon 5’13 min/km

 Classement:

195ème sur  2287 classés (2461 au départ – 2773 inscrits)

53ème cat. M-35 sur  492 classés (580 au départ)

3ème français mais on était vraiment pas beaucoup !!!! (78 classés)...

 Sensations:

Très dure au début natation jusqu'à 2000m, je voulais pas partir trop vite pour être bien au début du vélo, mais oppression dans les bras, et très chaud … puis après génial j'ai doublé pas mal surtout dans le canal....j'aurai pu en faire le double ! la technique ça paye ! Je sors avec Bella et le 3ème homme au scratch …

A vélo parti tranquille, toujours de bonnes sensations pas de passage à vide, ça va très vite ! Beaucoup de groupes me passent en drafting, beaucoup de pro aussi.  A la fin du 1er tour, 2h25 de course, j’ai un peu plus de 86 km au compteur … il n’y aura pas la distance ! Dans le 2ème tour je gère et ça va toujours aussi vite ! Merci à Joël pour le vélo et à Charles pour la lenticulaire…obligé pour ce parcours ! les 6000 km depuis janvier sont payants !

En course à pied, très bien au début : je pars à 46’ au 10 km, puis 1h01 au 13ème et 1h42 au semi, puis ce fut long, petite baisse de régime vers le 21ème et surtout début de douleur aux cuisses, un gros orage fera du bien entre le 13 et le 20ème, puis retour du soleil. J'ai tout donné dans les 3 derniers kilo pour essayer de faire un meilleur marathon qu’en 2002 (3h39) mais c’est raté ! La 2ème partie du marathon se fait surtout au moral, normal avec le peu d’entraînement à pied (650km), il ne faut pas se laisser aller et toujours relancer …oublier la douleur et penser aux amis ….Fini les soucis de dos !!!
 

En conclusion :

 Super déplacement avec le club, très bien organisé par notre président, 10 « finishers » sur 11, très bonne ambiance. Petite déception sur l’organisation de la course, un peu de laisser-aller, la qualité des prestations à bien baissé depuis 2004 … dommage

Pierro

Le mot deLudo

Bonjour


Voici quelques phrases concernant mon séjour en Autriche afin de réaliser mon rêve.

Tout d’abord je voudrais remercier tous les copains avec lesquelles l’aventure s’est déroulée. Le groupe a été soudé tout le long des durs entraînements joyeusement concoctés par notre conseiller en chef, notre Jé adoré.

Je ne sais pas si vous aller ressentir à travers ces quelques phrases l’émotion qui a été la mienne durant ce moment.

Je suis fier de mon résultat, même si j’ai pu gagner quelques places à pied mais la pluie qui nous est tombée dessus au départ du cap m’a trempé les chaussures et les chaussettes, ce qui m’a provoqué des ampoules aux pieds comme jamais je n’ai eu. le lendemain les petits doigts de pieds avaient quasiment doubler de volume, c’était atroce.
Sinon, je suis hyper content, l’émotion était terrible, je n’avais jamais autant pleuré. de bonheur.

Malgré la difficulté qui m’attendait, le bonheur d’être là et entouré d’amis et de famille, était  indescriptible          tellement c’était bon.
Dés l’entrée sur la plage où nous passions dans un hall (genre gare) les premières larmes  arrivaient et mon frère à côté de moi me dit: “ce sera pas les dernières frangin” en me mettant une tape d’encouragement. Sur la ligne de départ tous les visages, pointés vers l’avant, se concentraient pour ne pas pleurer; et au coup de feu, que je n’ai pas entendu, le plongeon vers le rêve commençait. Nous finissions la nat dans un canal ou j’ai pris pas mal de coup, mais il y avait du monde partout et je ne sentais plus rien. J’ai un peu foiré la transition mais je n’étais pas pressé car le reste de la journée allait être long et il ne fallait s'affoler; ce que j’ai fait.
Au départ vélo, la pluie fait une courte apparition, je me gèle mais ce n’est pas grave, il n’y a qu’a appuyer sur les pédales, et faire du 35 de moyenne........... Dans les montées (les 2 ou 3 assez dures...), il y avait du monde partout, j’en avais les larmes aux yeux, ça coulait tout seul (rien que d’écrire ça m’en redonne des frissons et je sens que les larmes reviennent), même si tu n’es pas connu, tu es encouragé par des “ souuuuupa, brrravo, hop, hop, hop” et ça, ça vaut tout l’or du monde. Le vélo était assez roulant et j’ai bouclé les 180km en 5h35’ (j’ai mis 25’ de mieux que ce que j’avais prévu faire).
De retour au parc sous une pluie battante, il faut faire attention aux glissades, ce n’est pas le moment et ce serait bête de tout gâcher pour une erreur d’inattention. Là bas on ne pose pas son vélo à sa place mais par ordre d’arrivé, original.......je récupère le sac de cap et je me bénis d’avoir pris des chaussettes de rechange. Je me change beaucoup plus vite qu’à la première transition. Au moment de partir, j’ai l’impression que c’est la fin du monde tellement il pleut. Je prends une bonne respiration et c’est parti pour la partie la plus dure de la journée. Je pars prudemment, un sourire à nos supportrices pour la photo (bravo à elles qui nous ont encouragés malgré le temps et le froid qu’elles ont enduré). Le premier 10km est avalé en 53’, j’en suis tout surpris et me dis que je peux faire un truc, mais je ne m’enflamme pas........et je fais bien car après les ampoules ont commencé à m’en faire baver. Je ralentis un chouya et ne marche qu’aux ravitos, le premier semi est bouclé en moins de 2heures, un super un chrono est jouable, il suffit juste de surpasser la douleur. Chose que j’arrive à faire mais à ce moment-là mes genoux me rappellent qu’autrefois (à l’armée) ils m’empêchaient de courir. Le moral d’acier que je me suis forgé pour cette course est à toutes épreuves et je continu, en marchant en trottinant en sautant même pour taper dans la cloche qui se trouve au village, ouille ça fait mal quand on atterri. Plus que 5 bornes et j’ai atteint mon rêve, le dernier ravitaillement n’est pas indispensable car il reste 2,5km, alors je le laisse et les douleurs  disparaissent au fur et à mesure que j’approche de l’arrivé. Aux 500 m je remonte la fermeture éclair, je vois ma Ghis (folle de joie et d’émotions ) tandis je pleure et embarque le drapeau tricolore que me tend mon frère (arrivé 1h10 plutôt).
Dans la dernière ligne droite je ne vois plus rien, je pleure , je vole, je  n’ai plus mal, je franchis la ligne d’arrivée fièrement avec les 3 couleurs au-dessus de la tête. Le speaker hurle mon prénom.
“CONGRATULATION, LUDOVIC, YOU ARE UN IRON MAN, GO, GO,GO”.

On m’enfile la médaille autour du coup, je retrouve mon frère qui me saute dans les bras et pleurs de fierté. On pleure tous les deux comme des gamins tellement on est content, ma ghis est hyper émue et pleure elle aussi. Après tout ce que je lui ai fait subir au cours de ces 6 derniers mois, elle éprouve une grande fière et m’embrasse.

Ça les amis, c’est une émotion équivalente à la naissance d’un enfant (voir mieux). La joie, l’émotion, la fatigue, la douleur, le bonheur..............c’est ça un IRON MAN, ça n’a rien d’équivalent dans le sport. Tous ces mois de galère, de préparation, de sacrifice font que c’est une sensation unique.


Et maintenant je peux le dire : I’M A IRON MAN    

11h22’12” :1h10’ de natation, 8’ à la 1ére transition, 5h35’ pour 180 km de vélo, 4’ à la 2éme transition et 4h20’ pour les 42,195km du marathon....................

Maintenant Nice dans 2 ans avec mon frère, mon meilleur ami et ennemi.

LUDO


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