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FOULEES DES BAOUS A ST-JEANNET
Le
NTC avait bien divisé ses troupes ce dimanche. Pendant que 11 courageux
(dont 2
courageuses) affrontaient des conditions dantesques à St-Tropez, pas
moins de 9
éléments représentaient nos couleurs aux Foulées des Baous à
St-Jeannet, une
course à vocation caritative puisqu’elle vient en aide aux enfants
malades.
Etant
présent sur ce dernier événement je vais vous raconter notre matinée…
Dès
le départ nous voyons Jean-Marc, Julien et Boule sur la Prom qui ont
décidé de
rejoindre le site à vélo. Il est déjà presque 9h et le départ est prévu
à
10h ! Bien calé sur le siège passager de l’Opel Corsa vétéran
8 de Sandra
et ses presque 300000 km au
compteur, je
me dis que je suis mieux là que sur la selle. Avouez qu’après avoir
déjoué le
piège du changement d’heure (on avance ou on recule ??!) ça
serait ballot
d’arriver en retard pour la course juste parce qu’on n’avance pas à
vélo.
Dès
l’arrivée sur le site, on sent tout de suite la bonne organisation
familiale et
chaleureuse. Des aires de jeux sont prévues pour les enfants, divers
stands ont
été dressés pour informer le public sur les maladies, les bénévoles
sont là en
nombre pour tenir le vestiaire et baliser le parcours.
Dans
cette ambiance bon enfant il y en aura vraiment pour tout le
monde : deux
parcours de 4,8 et 10 km, ainsi qu’une marche de 5km.
La
foule commence à garnir le stade et les concurrents s’échauffent sur la
piste
avec vue sur le Baou lorsque nous voyons débouler le trio cycliste du
NTC pour
une inscription de dernière minute.
On
aura donc sur le 10 Jean-Marc, Julien, Boule mais aussi Adrien et
François
Vergnolle ; pour ma part je préfère le 4,8. Ah je sais, on va
encore me
traiter de fiotte, ce à quoi je répondrai que l’adage « plus
c’est long
plus c’est bon » est pour moi complètement galvaudé (et puis
vous irez me
chercher galvaudé dans le dictionnaire et vous me le copierez 100 fois,
bien
fait pour vous !).
Et
ce n’est pas tout, il y a aussi nos 3 supportrices de choc Nathalie,
Laurence
et Stéphanie qui feront le parcours à la marche. Nous ferons
abstraction du
prometteur Gabriel Cros, présent lui aussi lors de cette marche mais
porté en
position ventrale par sa maman.
Et
c’est donc l’heure du starter qui libère tous les concurrents en même
temps.
Impossible de savoir qui est sur quelle course puisque le début des
deux
parcours est commun. La tête de peloton avale le premier km à près de
20km/h,
il faut dire que c’est en descente, s’ensuivent plusieurs virages
toujours sur
un profil descendant.
Bien
que n’ayant pas de GPS embarqué, je me doute qu’il va bien falloir
remonter
tout ce dénivelé et j’essaie de freiner mes ardeurs tant bien que mal.
Au
niveau du km 3, les deux routes se séparent, tandis que les courageux
du 10
partent sur la gauche, nous autres concurrents du petit parcours
reprenons la
direction du stade. C’est là qu’après un virage à 90°, je vois à 20
mètres de
moi un coureur qui marche et encore un peu plus haut, un autre qui
lutte à
l’allure de la ménagère poussant péniblement son chariot chez
Carrefour.
Un
bénévole m’annonce que je suis 7ème avant que je
donne l’assaut à
ces deux proies. Autant dire que je remonte vite à la 5ème
place.
Puis
alors que la route s’élève encore, j’ai dans mon champ visuel un autre
coureur
à portée de viseur. Mais je dois digérer mes précédents à-coups et je
ne peux
me mettre trop dans le rouge. J’en viens à compter sur un fléchissement
de sa
part pour pouvoir le croquer au sprint dans le stade.
Hélas
cette tactique s’avère à peu près aussi efficace que le dernier régime
de
Laurence Boccolini (c’est-à-dire pas du tout, pour ceux qui ne
l’auraient pas
revue dernièrement). Ce rival ne baisse pas le pied et j’échoue à 6
secondes
derrière lui au classement.
Alors
que je laisse mes pulsations redescendre et mes jambes récupérer de ce
surmenage dominical, les premiers du 10 ne tardent pas à arriver, dont
Adrien à
une belle 9ème place au scratch et 1er
espoir. Suivent la
Boule puis François Vergnolle qui affichent une belle aisance. Et nous
retrouvons Julien et Jean-Marc notre tandem de coachs pour qui c’était
une
séance d’enchaînement comme on l’a dit, et puis Julien il est pas aidé
en ce
moment, il est obligé de se lever la nuit parce que Gabriel a les crocs
(ça
c’est fait).
On
se paie même le luxe de faire un petit footing de récup avant la remise
des
prix.
Et
là, Mesdames et Messieurs, même si cela doit mettre à mal ma modestie,
je suis
bien obligé de relater les faits : j’ai été appelé sur le
podium.
Eh
oui car parmi les 4 qui étaient devant moi au scratch, il n’y avait que
des
minots donc je suis à la très enviable place de 1er
Senior.
Et
c’est là que telles toutes les bonnes femmes de la planète chaque
samedi soir,
je m’affole : mon dieu, mais je n’ai rien à me
mettre !!
Mais
ils sont où ces beaux survêtements qu’on nous avait promis, c’est pas
possible,
ils sont dans un carton chez Magali ou alors ils sont dans les sacoches
de la
moto à TP, toujours est-il que pour moi c’est nada.
Heureusement
il y a Adrien juste à côté et je peux lui taper sa veste iso
discrètement.
Arrive
le moment de monter, ouh là attention c’est pas le moment de louper une
marche,
c’est que je n’ai pas tellement l’habitude moi ! Mais on se
sent tout de
suite chez soi là-haut puisque c’est Véro qui est aux photos.
En
plus l’organisation a eu la bonne idée de récompenser par catégories
donc je
n’ai pas eu à poser à côté des marmots qui m’ont battu (nés en 95, vous
imaginez, ils marchaient à peine quand j’ai fêté mes 20 ans !).
C’est
donc les bras chargés de cadeaux et un large sourire vissé sur la
figure que je
peux rendre sa veste à Adrien.
Quant
aux enfants malades, puisque c’est aussi et surtout pour eux qu’on
était là,
j’aimerais qu’ils aient puisé dans nos courses toute l’énergie pour
continuer à
se battre et à gagner. Et j’aimerais que même un seul instant, ils
puissent
retrouver le sourire comme ce moment nous l’a donné. Ca serait pour moi
le plus
beau des trophées
NONO
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